Elle était jeune, elle était jolie, elle avait pleins de rêves à exaucer et toute la vie devant elle pour les réaliser। Le racisme, l'intolérence, le sexisme en auront décidé autrement, et c'est à coups de pieds, écrasée par des jets de pierres et bloc de béton que Dua verra sa vie basculer dans l'horreur.
Son frère, avec qui elle a grandi, avec qui elle a partagé fou-rires d'enfance, espiègleries et complicités, mais aussi ses oncles et cousins, autrefois protecteurs, lui ont fait croire qu'elle pouvait rentrer chez elle, qu'elle était pardonnée d'être tomber amoureuse d'un musulman, puis l'ont arraché de chez le chef tribal local Yezidi où elle avait trouvé refuge cinq jours, avant de la lyncher publiquement devant une centaine d'hommes et sous le nez indifférent, mais bien présent, des autorités policières du pays.
Son agonie dura 30 longues et interminables minutes pendant que les spectateurs riaient, filmaient, acclamaient et commentaient, goguenards, la pluie de coups qu'elle recevait। Plus tard, repus de son sang et fier de leur "crime d'honneur" ses tortionnaires jetteront son pauvre corps fracassé dans une tombe sommaire, creusée loin du village... Les autorités finiront par venir déterrer sa dépouille afin de pratiquer, sur elle, une autopsie au cours de laquelle on découvrira qu'elle était toujours vierge। Non seulement les actes qu'on lui reprochaient ne méritaient pas un tel sort, mais en plus ils n'étaient même pas fondés। Quant aux assassins ils ont repris leur petite vie minable comme s'il ne s'était rien passé. Aucune justice ne s'est soucié de Dua... Où faut il voir un quelconque honneur dans cette boucherie? Personne ne le dit...
Elle avait 17 ans, plus vraiment enfant mais pas encore femme, elle s'appelait
DUA KHALIL ASWAD